dimanche 17 août 2014

Fabrication / (Re)Mise en peinture maison de poisson nageur brut.



Toujours dans un esprit d'économie et aussi par envie de pêcher avec des leurres (presque) perso, voici comment j'ai pu, avec un  investissement relativement faible, avoir des leurres de qualités et avec une coloration réaliser par mes soins.

 Je vais détailler les différentes étapes et les sites sur les quelles je me suis procurer les poissons nageurs brut et les peintures.

Dans un premier temps, je ne me suis pas lancé dans la fabrication artisanal en balsa ou en samba de poissons nageurs. Ceci viendra. Je me suis procurer tous simplement des leurres bruts en plastique sur le site américain http://lurepartsonline.com/.  C'est un site de VPC de leurres peints et brut avec tous les accessoires nécessaires. ( Hameçons / anneaux brisés / oeil...) le choix en leurre est assez large. On y trouve des crankbaits, des lipless, des jerks, des minnows... en différentes matières, tailles et grammages.

Si comme moi vous n'êtes pas polyglotte,  googletranslate sera un précieux allié!! De même qu'une page de convertisseur métrique car là bas, aux States, on parle en Pouce en inch...etc etc  mais le jeu en vaut la chandelle car les prix pratiqués sur les leurres brut , les hameçons et les anneaux brisés sont vraiment très abordable. Je n'ai pas trouvé moins chère ni France ni Europe. De plus l'euro fort nous donne un avantage lorsque l'on importe le produit. Pour 60 $ (Env 45€ frais de port compris / paiement paypal) j'ai pu avoir :



- 10 Rattle Shad Bodies en 7cm.
- 10 Rattle Shad Bodies en 10 cm.
- 25 anneaux brisés taille 2 
- 25 anneaux brisés taille 3.
- 30 Hameçons N° 6  VMC
- 20 Hameçons N° 2 VMC
- 25 Yeux à coller .

j'ai aussi glané sur leboncoin des leurres bruts crankbait et lipless moulés réalistes.












Pour la peinture, plusieurs options sont envisageable. Soit un aérographe qui demande un investissement assez conséquent soit, une méthode plus traditionnelle, les bombes de peinture. J'ai retenue l'option bombe de peinture. Moins chère, plus abordable et surtout si je mettais rendu compte que le "lure craft" n'était pas fait pour moi, les bombes auraient  toujours pu servir à une autre utilisation. Pour les bombes de peinture je me suis fournis chez Urban-painters.com , un site de VPC dédié aux graffeurs. Un panel de couleurs très élargit est disponible et les tarifs sont correct (env 4€ la bombe de 400ml / A comparer chez un magasin de bricolage MR truc et Brico machin chez qui on trouve la bombe à 10/12€...)


Pour le choix des couleurs,  j'ai pris des bombes de  couleurs fluo (du vrai qui réagit à la lumière noire!!) jaune vert bleu et orange et en couleurs classiques 2 tons de verts différents (pomme et haricot) noir,  argenté et rouge. Avec ces 9 couleurs, on peut déjà réaliser les leurres des couleurs les plus communes ( Fire-tiger / Gardon / orange et jaune / Tête rouge... )

Pour le vernis, j'ai pris une bombe de vernis transparent pour carrosserie, résistant aux intempéries aux chocs et  aux hydrocarbures.

Voilà pour les présentations. Juste une dernière chose. Le prix de revient d'un leurre est aux alentours de 3.00€ fini prêt à pêcher.... Que dire de plus si ce n'est qu'il faut avoir un peu de temps à consacrer à ses leurres et que les matériaux du quotidien pourront aider dans la réalisation de leurres ( je pense notamment au filet de pomme de terre!!)   Encore une fois, la réflexion donne de bon résultat.

La méthode :

Il va falloir faire une petite installation dans un endroit bien aéré ( à cause de la peinture) et facilement balayable.


En matériels il faut :

- un étau de moucheur afin de maintenir le leurre.
- une "cabine de peinture" pour éviter de mettre de la peinture partout ( Un carton fait très bien l'affaire).
- Un crayon de papier.
- En petit outillage : Un cutter / un scalpel / une petite pince à bec  / du papier à poncer en  240 / des trombones /des ciseaux / du scotch de carrossier / des gomettes / un pinceau très fin.
- Du carton fin,  pour faire les patrons et les pochoirs
- Un lieu de séchage et de stockage ( un fil de fer tendu entre deux clous).
- Une lampe de bureau si l'endroit est juste en lumière.
- De la peinture à maquette  ( pour faire les détails) 

Dans un premier temps, je protège les parties qui ne devront pas recevoir de peintures (bavette par exemple) 

En fonction de la qualité du moulage du leurre, il va falloir poncer afin de partir les restes de plastiques suite au démoulage. Je ponce légèrement le leurre sur sa surface afin de créer de petites aspérités et que la peinture accroche correctement. Etape même facultative, la peinture est de bonne qualité, elle accroche vraiment bien et le temps de séchage est relativement court, se qui permet d'enchaîner assez rapidement les différentes couches.

Une fois le leurre prêt, je réalise le patron qui guidera la projection des différentes couleurs de peinture à l'endroit où je le désire. Ces patrons sont fait en cartons fins. Je transpose la courbure du leurre sur le carton et le  découpe aux ciseaux. Et ceci pour la partie haute et basse du leurre. Avec le temps et la dextérité qui vient au fur et à mesure des réalisations, les patrons ne sont plus utiles, les jets de peintures sont compris et donc mieux dirigés.


 Il faut toujours commencer par la couleur de fond et peindre entièrement le leurre avec cette couleur. Ensuite, il sera temps d'apposer les couches sur le dos et le ventre du leurre.



Exemple : Pour la couleur Fire-Tiger, il faudra déjà peindre tout le leurre en jaune fluo et ensuite à l'aide des patrons, poser le vert en partie supérieur et l'orange fluo en partie inférieur. Il est important de bien laisser sécher entre deux couches au risque de voir apparaître des bavures et des mélanges de couleurs non voulus.
Quizer 100 de chez caperlan
avec sa nouvelle peinture

Ce n'est pas compliqué en soi mais cela demande de la concentration car un jet de travers et c'est tout le leurre qui est à refaire...










Les astuces :

Faire des écailles :

Pour réaliser des écailles, un simple filet à pomme de terre fera l'effet voulu. Il suffit de le poser sur le leurre en le maintenant avec des pinces à linge par exemple et d'appliquer la peinture en ne forçant pas trop la dose!! Le retrait du filet laisse apparaître les fausses écailles.Ensuite, il faut poser ou faire les détails à votre convenance ( ouïes / Yeux / Marqueur sang...)

Quelques réalisations : 

Coloris Gardon

  






 Coloris "red head", un classique, très simple à réaliser.....

 



Derniers conseils :  restez simple et imaginatif !!! 

Seb/2014

vendredi 28 mars 2014

Technique de début de printemps



Mi-Mars 2014, le printemps est en avance, l'eau se réchauffe doucement et voit apparaître les premiers moments d'activités des poissons blancs. Les carpes auraient elles, elles aussi, repris une activité après les différentes crues successives de l'hiver et une remontée de température ?? je tente !

Amorçage 4 jours avant avec 3 kg de billes squid/micropellets caperlan     5 kg de maïs et 2kg de chènevis soit 10kg en tout! Alors oui cette année je mets le paquet! Voir si les résultats avec des amorçages plus conséquents sur la Meuse (large de 15 à 30m / prof 2/3m) ont un effet plus bénéfique! Pas grand monde (pour ne pas dire personne) n'amorce de la sorte !
J'ai prévu de faire une pêche de journée complète et au moins une pêche au "coup du soir". La PDN  n'est pas autorisée sur ce secteur. L'eau est à 10.5/11°C le jour de l'amorçage et les belles journées printanières annoncées devraient permettre de garder ces températures.

Le poste avait été sondé en 2013 et m'a fait remonter des infos  importantes. A mes pieds se trouve un abrupte  avec 3m d'eau qui remonte doucement vers  la bordure d'en face jusqu’à 2.30 et 1.50 en extrême bordure, exposée au soleil, deux arbres baignent leurs branches assez profondément, gardes manger et zones de sécurité. Petite vérif' avant de se lancer, tout est OK !

Montage très simple, à mon habitude Plombs in-line 100gr, bas de ligne  en fluoro de 30cm pour commencer et hameçon de N°2 avec un cheveux raide en fluoro.

Le jour de pêche amorçage avec 1kg de graines par canne et env 500gr de billes pour la journée. 


Je pêche avec 2 cannes maintenant la plupart du temps : moins lourd, un peu moins de matos, plus de champ libre en cas de combat.

1 ère canne eschée avec les squids + amorçage graine et stick fait d'amorce classique additionnée avec de la bille broyée et des pellets 2/3mm.

La seconde canne est eschée avec des billes Starbaits scopex and cream en 14mm. En début de saison, ça serait une faute grave de ne pas pêcher avec de petites esches au cas où le poisson ne serait pas encore assez actif et préférerait des petites particules. Petit stick également sur le même principe avec en plus du dip scopex/cream.

Et ça à payé! 1er départ en début de matinée sur la 1ere canne, qui se termine par une casse du BDL propre et net au ferrage! ça ne m'arrive pour ainsi dire jamais et  lors du 1er départ de la saison, ca met un peu les boules! 


Suivit rapidement de touches sans suite, je me décide à réduire la longueur de mes bas de ligne je descends à environ 15cm. Les poissons ne se jettent  pas encore sur les esches et, un bas de ligne plus court sera plus agressif.

Et 1h après sur la seconde canne, c'est dans l'épuisette ! une carpe commune de 10Kg, un peu engourdie au ferrage mais qui s'est vite réveillée:

Photo et remise à l'eau passées, calme plat jusque 13h où le soleil est radieux après une belle gelée blanche de bon matin! coup de soleil au rendez vous ! et c'est une seconde carpe commune plus petite mais très combative :
 



 Ré-amorcage léger avec un pelle de graines et 2 poignées de billes, quelques touches dans l'après midi, les chevaines et les brèmes sont de sortie, mais pas encore assez voraces pour prendre un bille !! tant mieux !!

Vers 17h15, le soleil décline doucement et la fraîcheur s'installe quand même assez vite malgré le 23°C de l'après midi! Nouveau départ pour finir avec une dernière commune de 8.5kg prise avec  une bille squid de chez caperlan.



Fin de journée. Pêche plutôt réussie pour une 1 ere de la saison! je réamorce le poste avec environ 1kg de graines et 1kg de billes avant de partir en prévision d'une pêche, un soir. 

2 jours après, petite pêche rapide de 16h à 19h15 env. Mêmes appâts, même technique on prends les même et on recommence!

Le 1er départ ne se fait pas attendre mais le temps de rejoindre la canne et je ferre dans le vide...

Entre temps un jeune pêcheur de carpe de ma ville est venu me rejoindre vers 17h30  A peine arrivé, départ un chevaine bien gras sera décroché sans être sorti de l'eau. Pris avec une bille de 18mm : vorace !!
Un peu d'activité de blancs et des chasses de brochets se font entendre. Il est 18h30 quand le delkim se met à hurler sans discontinuer, je ferre, c'est assez  énergique et je sens qu'il y a un peu de poids au bout! après un beau combat, une miroir  vient rejoindre le tapis :


Et une pêche rapide de 3h en soirée 12.5kg de miroir sauvage


merci à simon pour la Photo!

A peine reparti à l'eau, un second chevaine de même gabarit que le1er se piquera sur une bille scopex.

En résumé, une bonne rentrée de pêche, en espérant que la saison suive la même ligne !

L'amorçage conséquent 4 jours avant la 1ère pêche a été bénéfique, à refaire dans d'autres conditions un peu plus tard dans la saison. le principe d'amorcer 4jours avant, permet aux poissons de se nourrir en toute tranquillité et  Ici en rivière, les poissons sont assez mobiles, l'amorçage a pour but de tenter de les fixer sur ce poste et cela à payé, cette fois!

jeudi 6 mars 2014

Construction Bateau amorceur / bait boat en PVC

Définit pour certain comme un gadget, pour d'autre comme un sauve-bredouille, il est vrai que je n'étais pas trop chaud à utiliser un bateau amorceur pour la pêche de la carpe, je n'en voyais pas l'utilité... mais forcé de constater que parfois, cela rendrait bien des services. Comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent  pas d'avis, j'ai décidé d'acquérir un bateau amorceur.

Vu les prix pratiqués dans le commerce, ça refroidit de suite... cela varie de 300€ minimum à plus de 1000€ sans compter les équipements en option. Cherchant à jouer l'économie, les modèles de base ne m'ont pas paru très fiable et l'électronique embarqué n'est pas de la meilleur qualité donc je me suis tourner vers la construction complète d'un bait boat.
 N'étant pas le premier à me pencher sur le sujet, internet regorge d'infos diverses et variés sur la construction mais le plus pertinent fut l'article de Jérôme Collet dans un carpe scène de 2009 mais aussi les forums comme extremecarpe.com et l'artdelapeche.fr . Tout y est ! La coque, les branchements les astuces, les différents coques etc etc.. Mais il va falloir quand même se creuser la tête car faire du sur-mesure n'est pas chose facile même avec les meilleurs explications et photos !!

Tout d'abord, il y a quelques questions à se poser avant d'investir. Pourquoi construire un bateau amorceur? Quels services pourra-t- il me rendre? Me sera t il bien utile?

Alors pourquoi se lancer dans un projet comme celui-ci? En premier lieu, réduire le coût de cet achat et avoir quelques choses de robuste et de fiable électroniquement parlant (je détaillerai tout cela plus bas). Avec 300€, c'est possible avec du matériels de qualité (Impossible dans le commerce!!)

Les services rendus sont multiples. En pêchant en moyenne rivière, calme, rester relativement (le massacre fut arrêter a temps il y a des décennies !! ) épargné de la main de l'homme, certains spots sont inaccessibles du bord à cause de multiples branches surplombant la rivière. Sur de nombreux emplacements, les arbre poussant sur la berge ne permettent  pas un lancé ni au dessus de la tête, encore moins un lancé transversal, et la pêche y est limité au spot accessible, ce qui réduit quand même les résultats de pêches. Je ne parle pas des bovins présent à la belle époque dans certains champs, ce qui limite l'accès direct  à ces postes.
  Plusieurs fois, je le suis dis :" tien un bateau serait très utile" L'endroit est pêchable (pas d'obstacle subaquatique dangereux) mais inaccessible par un lancé conventionnel.

L'ajout d'une sonde d'écho-sondeur permettra aussi de connaître la hauteur et le fond pêché.Ensuite vient la précision de pêche et de dépose de l'amorce et de l'appât, LE gros avantage de l'engin c'est la précision car jamais, du bord,  je ne pourrais mettre autant d'appâts sur une si petite surface de même pour le lancé du bord. Pratiquant le plus souvent des pêches rapides, j'utilise des particules (maïs / asticot / graines / pellets etc ...) qui attirent rapidement le poisson sur le coup et balancer du maïs à 25/30 mètres tout en étant précis (sur 2m² ou 3m²) ce n'est pas possible sans en étaler sur 20 m² à la fronde. Et la précision ça compte!

Alors oui il me sera bien utile, pas dans toutes les situations car il ne faut tomber dans l'abus à utiliser tout le temps ce genre d'engin mais la précision en sera meilleur! Mais l'inconvénient principal, c'est de le trimballer jusqu'au bord de l'eau car parfois cela me demande une petite marche. A moi de réfléchir a un système de portée pratique et solide et pourquoi pas investir dans un chariot...

C'est partit!!

Premier conseil, ne pas être presser pour acheter le matériel. Une surveillance accrue des différents sites de vente d'occasions m'a permis d' économiser des euros car comme dans tous,  beaucoup se lancent en achetant du matos et celui-ci se retrouve vite en vente, quasiment neuf sur le net par manque de temps, d'investissement ou que sais je encore !

Second conseil, avoir tous le matériel nécessaire avant d'entreprendre le chantier naval! car il sera nécessaire de prendre les mesures qui vont bien afin de pas faire une coque trop petite et que la place manque! Ou au contraire, d'avoir une péniche!!  Tout doit être réfléchit avant (système de portée manuel, emplacement des différents éléments comme le gouvernail, l'hélice, la lumière...). J'ai pris pas mal de notes, ça aide!!

Il faut tout d'abord déterminer avec quels matériaux, PVC, Résine de carrosserie, puis la forme de la coque, style "catamaran" ou "Zodiac". Puis le mode de largage, 1 bac arrière ou trappes.Pour ma part, cela sera un "zodiac" avec un bas arrière. La coque seront des coudes PVC de diamètre 100mm  de différents angles afin de recréer les boudins d'un zodiac. Que se soit dans le magasin de bricolage du coin  ou de la récup' (ça réduit encore le coût!)  Il faut :

- 1 Coude 87°30 (avant du bateau)
- 2 Coudes à 45° (avant droit et gauche)
- 2 T (arrière du bateau)
- 1 mètre de tube droit (cotés droit / gauche  et arrière)
- de la colle PVC
- de la mousse expansive
- du silicone


Pour l'assemblage, des essais sans colle sont fait avant afin de régler au mieux le bateau (de niveau sur un sol plat). Petite astuce qui consiste à relever le devant du bateau afin de "casser" les "vagues" et le courant et faciliter la progression.




Ensuite, le plancher du bateau devra être solide afin de supporter le poids de tous l'électronique embarqué (rien que la batterie : 2.3kg). J'ai opter pour un plancher en bois mélaminé, étanchéifié avec du silicone et de la mousse expansive, maintenu à la coque par des équerres vissés.L'important,  (comme tous bateau) c'est d'éviter la voie d'eau, et que l'électronique soit hors d'eau. Pour cela, j'ai construit une boite en bois afin d'y mettre tout le nécessaire et que j'ai étanchéifié au silicone.  Il est important de ne pas se précipiter et de laisser le temps au silicone de sécher. j'ai ensuite réaliser des tests de portées sur l'eau afin de voir si le plancher supporte la charge et détecter d'éventuelles prises d'eau. 

 





 Il faut miser sur du matériels de qualité  de marque Graupner par exemple pour l'électronique, Neuf  c'est pas donné, d'occase c'est plus abordable ! J'ai commencé par acheter un kit d'occaze comme neuf complet télécommande Futaba 4 voies + servos + récepteur. Ensuite la partie moteur / cardan /tube d'étambot/ arbre d'hélice / variateur/ gouvernail / Hélice acheté sur leboncoin.fr  (rien que le moteur 45€ ,  le variateur 50€ chez un détaillant de modélisme...) Le tout doit revenir aux alentour de 150€. Puis, pour faire fonctionner tout cela, il nous faut une source d'énergie, une batterie au plomb de 12V et de 7Ah, bien suffisante pour alimenter le moteur et les différentes pièces. pour cela j'ai dépenser 50€ (chargeur 12V compris) .



Pas besoin d'être un "boss" en électronique, je n'y connaissais rien en modélisme! Un peu de bon sens et de la réflexion et le tour est joué!









L'hélice et le tube d'étambot :

C'est le point vulnérable du bateau car j'ai du percer la coque afin de pourvoir y loger  le tube d'étambot et l'arbre d'hélice. Percé au plus juste et étanchéifié avec du silicone, l'eau ne passe pas. Attention à bien régler l'hélice dans l'axe du gouvernail, au plus proche, sous la ligne de flottaison afin d'avoir la pleine puissance transmise depuis le moteur et éviter le phénomène de cavitation( air aspiré  par l'hélice en mouvement)Attention, comme dit au début de ce paragraphe, ceci sont les éléments les plus fragiles car plus exposé. Une chute et c'est le drame !!! Peut être prévoir une genre de caisse de protection pour le transport et stockage. (A venir!)
















 La propulsion :

C'est l'ensemble moteur / cardan / batterie / variateur / Récepteur de radio. C'est un moteur graupner 700 fixer au planché et avec un morceau de mousse afin de réduire les vibrations, fonctionnant en 12V avec une batterie de 12V et de 7Ah. Il faut que le moteur soit au dessus de la ligne de flottaison Le variateur est très important car c'est lui qui distribue les commandes demandés. Il permet d'effectuer également une marche arrière. C'est un modèle Navy. Les branchements sont détaillés sur les photos :




 
Le bac d'amorçage :

Là encore, rien de sorcier. Son but : déposer la ligne et l'amorçage au même endroit.  j'ai opté pour un morceau de gouttière de 30cm de long, fixer à l'arrière du bateau sur les deux extrémités des T, grâce à deux tiges filetés coudés. Les fixations du bac sont décentrer afin de permettre un basculement naturel du bac lors de la dépose. Le bac est retenu à l'aide d'une tringle, elle même relié au servo moteur qui a pour but de retenir pendant la navigation et de libérer le bac une fois arrivé sur le spot de pêche.  ici, une gouttière de diamètre 80mm permet d'amener environ 1.5kg de bouillettes de 18mm sans problème

Pensez également à un système de portée, que l'on retrouve difficilement su e les modèles du commerce). Le miens est fait à l'aide de tuyaux de cuivre de récup (encore !! ) et amovible afin de pouvoir accéder aux différents éléments en cas de panne.  








Bientôt, le test final sur le terrain.... ! suite au prochain épisode !!




















jeudi 19 décembre 2013

L'art de la pêche, un forum complet et convivial !!



Un peu de "pub" pour le forum http://www.art-de-la-peche.com/

forum de pêche à la ligne existant depuis 2006, qui traite de toutes les techniques de pêches en passant de la pêche au coup ou par la pêche en mer sans oublier la carpe, mais aussi un chapitre récit où les plus belles pêches sont contés, un chapitre "conseil astuce bricolage", les embarcations sont aussi à l'honneur avec des détails précis sur la construction d'un bateau amorceur en PVC, Etc etc... 

Ce forum répondra à toutes vos attentes et des personnes amoureuses de leurs passions apporterons réponses aux nombreuses questions que la pêche peut soulever!! 


Alors n'hésitez plus, Venez partager vos expériences !!! 

mercredi 4 décembre 2013

Lutter contre le froid lors des sessions de pêches

L'hiver est là!! Arrivé assez vite cette année, le froid est l'un de nos plus grand ennemi pendant cette période. Alors pour ne pas que les (peu) de parties de pêche nous transforme en bonhomme de neige, il faut se protéger de ce froid. 

Petit cours d'anat' physio : 

Avant toutes choses, il faut savoir  que le corps humain perd de la chaleur continuellement afin de réguler au mieux notre organisme. Toutes fonctions (digestion , respiration etc etc ...) consomment de l'énergie et qui dit énergie consumé dit chaleur produite qui doit être évacuée afin que le corps (semblable au moteur d'une voiture) ne surchauffe pas. Cela est visible en été lors des grosses chaleurs, la sueur évacuée par les pores de la peau.Le corps répond aux températures froides de deux manières. L’une d’elles est la constriction des vaisseaux sanguins dans les bras et les jambes, pour réduire le flux de sang vers les extrémités. C’est ce qui protège le cerveau et les organes vitaux du tronc, tout en sacrifiant les doigts et les orteils qui peuvent geler. L’autre réponse au froid est le frisson, qui génère de la chaleur.

En hiver, il  va falloir jouer l'économie (de chaleur) en s'habillant de manière à ce que la sueur produite lors de l'effort (installation, combat du poisson...) puisse s'évacuer tout en conservant une température convenable, ni trop haute ni trop basse. Le but ultime, c'est de laissé s'évacuer la sueur (l'humidité renforce la sensation de froid) tout en conservant l'air chaud sous nos vêtements.

Ayant déjà eu très froid (à la pêche entre autre), chaque personne à qui cela est arrivé ne souhaite pas revivre cela! voici les quelques conseils que je peux vous donner.

 Dans un premier temps, les sous vêtements (chaussettes / maillot) doivent être complétés par une tenue de sport type "cycliste" long pour les jambes et tee-shirt de la même matière, le mieux étant ceux avec une mini couche polaire qui colle à la peau, emprisonne une fine couche d'air qui chauffe au contact de votre peau mais qui diffuse la sueur. Cette seconde peau ne pas etre une barrière à l'évacuation de la sueur.


 

Des chaussettes en néoprène sont également utiles en chausson de botte, car les pieds vous en conviendrez, c'est par là que nous ressentons la sensation de froid en 1er:! 

Ensuite,  afin de conservé encore mieux cette chaleur, rien de telle qu'une chemise F1 doublé d'une polaire. Pour ceux qui ne connaissent pas la chemise F1, ce sont des "sous pull" de l'armée, utilisé également par les pompiers. Je peux vous assurer que je ressens plus (+) le froid quand je n'en porte pas !! Puis le tout recouvert d'un bon sweat à capuche  avec un grammage d'au minimum 240gr /m²  (pour info une polaire c'est 300gr/m²). Sans oublié le pantalon,  avec tout ça sur le dos, la chaleur est contenue!!



















Mais l'ennemi principale, c'est le vent qui renforce la sensation de froid pouvant faire croire à un -10°C en Octobre si celui-ci est piquant, venant du Nord! pour faire barrière au vent, il faut mettre une veste et un sur-pantalon (style sur pantalon de sky) en  matière imperméable pour parfaire l'habillement du pêcheur hivernal!! Le mieux étant un ensemble en gore tex. Ce matériau à pour faculté de rassembler à la fois l'évacuation de la chaleur, de couper le vent , extrêmement résistant et imperméable! Cela vaut son petit billet mais il n'y a pas photo, c'est le top!! 

Ensuite je ne vous  apprends rien, en parlant du bonnet (ou casquettes) , de l'écharpe et des gants (en néoprene c'est mieux!)  qui sont quasiment obligatoire. Ce seront les seuls parties physiques en contact avec l'extérieur, c'est par là que vous ressentirez la sensation de froid en 1er ! 

Pour finir la partie "mode", les chaussants. J'utilise des rangers haix de pompiers qui ne sont plus homologués pour faire des interventions mais qui conviennent bien pour la pêche! Elles ont l'avantage d'être respirante et imperméable et surtout, elles accroches bien au sol mouillé ou boueux.

A partir de là, le froid n'est plus un (gros) problème...

Le froid, la nuit .

Pour les plus courageux ( et où la pêche de nuit est ouverte toute l'année), il faut etre équipé d'un bon sac de couchage, résistant au froid.Cela est indiqué sur le sac comme suit : 


Temp. Confort : -X°C

T. Limite confort : -XX°C

T. Extrême : -XX°C

Bien faire attention lors de l'achat du sac, car la nuit sans bouger au fond de son biwi, il ne fait jamais très chaud...  il existe des chauffages de biwi, mais je pars du principe que plus on a chaud, plus on aura froid si une sortie du biwi s'impose... A partir de là, un chauffage oui c'est bien mais à utiliser parcimonie. De plus certains modèles ramènent beaucoup d'humidité dans les tentes.
 

Les malheurs de la pêche : 

Une chute dans l'eau par des températures basses n'est pas une bonne affaire!Cela peut arriver... La seule solution, c'est d'enlever TOUS vos vêtements mouillés afin que le froid + l'humidité ne fassent chuter la température corporelle trop vite. Dans le meilleur des cas, rejoignez la voiture afin de vous y réchauffé. j'ai toujours dans ma voiture un jeu de vêtement sec (pantalon pull), ça sert bien parfois surtout en hiver, rien qu'avec ça, il fait déjà meilleur!!  Si vous n'avez pas de voitures ou un lieu où se réfugier (biwi par exemple) , le seul moyen c'est d'allumer un feu afin de réchauffer et éviter l'hypothermie. Toutes personnes fréquentant de manière proche la nature devrait avoir un briquet et un couteau dans ses poches. 

Petit rappel pour la pêche hivernale (T°C de l'eau comprise entre 5°C et 11/12°C)  : 

- Bien Choisirson moment (étudier encore plus la météo, la T° de l'eau, les redoux...)
- La carpe vie au ralentit mais s'alimente tout de même (d'autant plus vrai en rivière) sur de courte période .
- Sa zone de tenue n'est pas loin de sa zone nourricière (voir la meme si les conditions sont bonnes) 
- Petit appât, petit amorçage! Mais appâts de bonne qualité, qui diffuse très bien (a base de bird-food)  non gras. Boost non huileux
- De la patience
- Soleil = eau se réchauffe plus vite dans les petites profondeurs...
- Pêcher les zones profondes mais pas que !! 

Une prise de mars 2012 au maïs dans une eau à 8°C température extérieur 10°C /  ressentis : Env 5°C





mercredi 9 octobre 2013

Le Micro amorcage d'accoutumance, c'est possible !!!




Autant mettre tout le monde d’accord, Nous, pêcheurs de carpes, rêvons de pouvoir pratiquer notre loisir si cher autant que cela soit possible ! Mais la dure réalité de la vie nous remet les pieds sur Terre rapidement, trop rapidement!  Partant du constat que depuis quelques temps mes sessions de pêche sur une année se résument le plus souvent à l’enchainement de soirées ou de matinées, alors, afin d’optimiser au maximum mon temps de pêche par la prise de poisson sur ces courtes périodes, j’ai eu l’idée de pratiquer, ce que j’appellerai des micro-amorçages d’accoutumance.

Partant d’une réflexion entièrement basée sur une supposition et mes connaissances de la carpe, sommes toutes modestes, voici mon idée de base : Pratiquant sur une rivière de taille moyenne, Amorcer 2 (ou 3) spots rigoureusement sélectionnés 3 fois par semaine pendant 2 semaines avec une quantité réduite d’appâts afin de fidéliser quelques poissons pour des pêches rapides soit de quelques heures en début ou en fin de  journée.  En prévoyant une date de pêche dans un futur proche, je vais pouvoir déterminer les jours  et surtout les heures d’amorçages. Pourquoi deux semaines d’amorçage avec peu d’appâts pour si peu d’heures de pêche ? C’est vrai que cela peut paraitre un peu démesuré, mais par chez moi, les carpistes ne font pas légion et donc les carpes sont peu (voir pas du tout) habituées à recevoir de la nourriture sphérique par la voie des airs ! Ces deux semaines ont pour but déjà de faire accepter et  découvrir (ou redécouvrir) ces appâts aux carpes et qu’elles s’en nourrissent en toute confiance sans évènement traumatisant (Piqûre, prise).  Et, Afin de pouvoir profiter au maximum de la stratégie, j’enchaine les pêches rapides étalées sur plusieurs jours à raison d’un jour sur deux. 


A peine 30minutes après la mise à l’eau du montage
, cette commune s’est fait piéger aux aurores
 Du temps de pêche à  de gagner !!!

Afin de ne pas perdre son temps et son argent (surtout!) dans un amorçage approximatif,  il y a tout de même quelques paramètres à prendre en compte.  
En premier lieu, le poste. Celui-ci ne devra pas être très éloigné de votre domicile et accessible (grand max à 500/600m  de marche du « parking »)  Les amorçages réguliers devront  se faire rapidement, d’une part pour ne pas se faire repérer et le moindre moment de temps libre pourra  être exploité pour l’observation. D’autre part, le Jour J de la pêche, l’installation et la mise à l’eau des cannes se fera aussi sur du très court terme. Et  5 minutes de gagner par-ci par-là sur 5h de pêche et vous avez gagné 20min de plaisir et de pêche surtout! Entre autre, je pense notamment aux douilles rapides de fixation de détecteur ! Quelle belle invention !



Poste restreint, cannes et matériels réduits
Le 2ème est la sélection des spots les plus prometteurs d’après vos expériences passées sur la rivière. Cela va de soi. Je ne détaillerai pas les techniques  de repérage / sondage ici, mais  ce sont les éléments primordiaux à toute réussite de notre pêche…  En moyenne rivière,  ce n’est pas ce qu’il manque !  Chaque dépression de la berge, chaque arbre tombé dans le lit, offrent diverses possibilités d’y trouver des carpes en fonction de la phase dans laquelle elles se trouvent et aussi de leurs besoins. Les contre-courants sont aussi de très bons postes car ils favorisent  le dépôt de diverses denrées grâce au changement de rythme du courant et, si en son milieu il se forme une cuvette, vous êtes face à un hot-spot.
 
Le 3ème, c’est l’organisation en amont. Pêche rapide = pêche légère. Le matériel nécessaire devra être réduit au strict minimum, sans pour autant lésiner sur la sécurité du poisson. Les pics seront vos grands alliés. Laissez chaise, mini table, et autres objets à la maison. Certes, ils nous sont utiles mais pas indispensable pour ces quelques heures de pratique. La voiture est chargée la veille et le jour ou le soir venu, il n’y a plus qu’à lancer !! Tout le petit matériel, appâts compris, doit tenir dans un sac à dos de 60L.


En prenant de la hauteur, l’observation n’est que meilleur !
Le 4ème, l’élément le plus important, les horaires d’amorçages, qui sont à respecter en fonction de la tranche horaire  durant laquelle nous allons pêcher. Je m’explique : Amorcez les matins si la pêche est prévue sur une matinée. Amorcez en fin d’après-midi, si c’est un coup du soir que vous vous préparez. Il est aussi intéressant et important  de venir contrôler son amorçage à différentes heures afin de déterminer la ou les tranches  horaires propices, ou même  mieux tenter d’observer  les carpes s’en nourrissant ! Par exemple en amorçant en soirée, il faut « s’astreindre » (quel supplice !!)  à venir se balader long de la berge le matin de bonne heure avant de partir au travail, le soir au coucher du soleil… La ballade sera source de beaucoup d’informations et de réponses, mais également de nouvelles interrogations qui feront progresser votre réflexion et votre pêche !! Dans des profondeurs moindres par temps clair  et ensoleillé, il est possible d’y voir le fond, de différencier les substrats jusqu'à deux mètres de profondeur quand la luminosité le permet. Avec une bonne paire de lunettes polarisantes, de la hauteur et un peu d’entrainement,  c’est un jeu d’enfant ! 
 

La fidélisation.

Je n’ai rien inventé car les amorçages d’accoutumances sur du plus ou moins long terme ont vu le jour alors que je pêchais encore les gardons  au coup, mais j’ai simplement adapté à une rivière de moyenne taille et au temps de pêche disponible, j’en ai donc déduis que les quantités d’appât devront y être moindres mais sélectives. Pas question d’amorcer à la graine, qui donne de bons résultats en rivière à certaine période, mais, afin de pouvoir marier rapidité d’action et sélectivité, une bouillette s’impose d’elle-même. De plus, durant la période estivale, période pendant laquelle je peux m’épanouir un peu plus niveau pêche, la concurrence alimentaire est rude ! Gammares, larves de trichoptères sont présents en grands nombre ! Il faut bien garder à l’esprit que nos appâts ne sont qu’un complément à la nourriture naturelle que les carpes ne pourraient se passer ! C’est également pour cette raison que je ne pratique qu’un amorçage léger.
Pratiquant en rivière où barbeaux, brèmes et autres indésirables pullulent, mon choix  se tournera donc vers une bouillette dure en deux tailles : 24 et 30 mm. Ce n’est pas l’arme fatale contre les indésirables, mais la sélection est là. Bouillette de ma composition, simple, assez perméable, sur une base poisson à la hauteur de 25% du mix, du robin-red dosé à 15% et de l’huile de saumon à 30ml / kg, arôme fruit-bomb 2ml / kg pour les bouillettes d’amorçages et 4ml  pour les bouillettes d’eschages.
  
Pour préparer les spots,  Je n’utilise que 200gr de bouillettes par spot par jour d’amorçage, ce qui représente deux bonnes poignées et 100gr de Frolic pour la rapidité de dissolution de cet attractant de 1er choix en rivière. Oui, ce n’est pas beaucoup, je vous l’accorde.  Une carpe de taille moyenne (Par ici  la moyenne tourne aux alentours de 8/10kg)  aura vite fait de nettoyer le poste !! Mais là, je ne cherche pas à faire du rendement  mais simplement à ne pêcher qu’un seul poisson à la fois sur ce temps réduit (qui au prorata du temps passé au bord de l’eau donne une moyenne honorable !).Il faut être au bon endroit soit sur le point de passage des poissons ou au mieux au plus près de leur garde-manger habituel. Pour deux semaines de préparation d’amorçages (amorçage du coup avant pêche comprise), je prévois  2 kilos  de mélange bille (2/3) / Frolic (1/3).
  
Vous l’aurez compris, l’amorçage devra être d’une précision chirurgicale, c’est de la pêche au spot pur et dur. Avec si peu d’appâts, Je n’ai pas eu de bon résultat en amorçant plus large. Cela m’a valu les seuls capots à ce jour avec ce style d’amorçage.  La concentration d’appât et donc la diffusion concentrée est à mon avis déterminante sur ce point-là, et guide peut être plus facilement les poissons vers leur pitance providentielle.  Ici la distance à atteindre est de 3 à 20 mètres. A la main c’est tout à fait gérable ! A certains endroits plus profonds et plus feuillus, un bateau amorceur permet une meilleure dépose.  Les rivières du secteur de Neufchâteau dans les Vosges, et plus particulièrement La Meuse,  ont cette particularité d’être découpées en radiers de faibles profondeurs pouvant amener à une fosse de 4m… si vous trouvez le bon poste, c’est bingo (quasiment) à chaque fois!!
L’action de pêche.

La configuration du poste déterminera le nombre de cannes qu’il peut recevoir. L’article de Jérémie Bressole  dans le média carpe N° 113 sur une pratique exclusive de la pêche de la carpe à seulement une ou deux cannes, m’est apparu coutumier du faite, car je pratique régulièrement de la sorte ! Je conseil vivement sa lecture ! Sur ce poste, d’où je suis en train de prendre quelques notes pour cet article, deux cannes seront mises à l’eau.  La pêche avec peu de cannes permet une concentration plus élevée, une précision plus grande, un gain de poids et d’encombrement non négligeable mais surtout l’accession à de bons postes impraticables avec plus d’une canne ou deux… Avec plus de cannes sur ces postes assez reculés et restreint en place, c’est signe de déconvenue à cause de la grande quantité de végétation présente (haute et basse) et lorsqu’une touche survient, le travail du poisson à proximité de la ligne à l’eau est grandement facilité ! J’ai toujours également un petit sécateur afin de pouvoir couper proprement les quelques joncs ennuyeux.


Dés mon arrivée, avant même avoir assemblé cannes et pics, je prépare mon coup en amorçant avec la même quantité de bouillettes + frolic utilisés lors de la phase d’amorçage afin d’avoir une diffusion correcte via le courant et que la carpe y trouve de quoi se nourrir. Mais le maître-mot dans ces lieux sauvages oubliés des pêcheurs, soit par méconnaissance soit par faciliter, est la discrétion totale ! Je l’ai déjà détaillé dans le média carpe 113 dans l’article sur la pêche détendu. Pas de déplacement inutile et pas question de battre la mesure avec le pied sur la berge… les montages sont à 5 ou 6  mètres de moi!!
Les montages justement. Là encore, je mise sur la transparence des matériaux et  la simplicité qui a fait ses preuves !  La seule fantaisie que je me permets, c’est le camouflage du plomb avec du sable provenant de la berge. Un peu de colle rapide, un bain de sable et le plomb ressort au couleur du milieu. Ca fait moins tache au fond de l’eau, l’effet recherché est là !
  
Les back-lead sont également de précieux alliés afin de faire « disparaitre »  les quelques mètres de  bannières  lors de cette pêche d’extrême bordure. Si le courant est nul, ma ligne sera détendue sans hésitation.



Utiliser le terrain à son avantage :
En pêche rapide, il faut garder à l’esprit que le but est de faire venir le poisson rapidement sur le coup et sur notre esche. Alors, les sticks prennent là toute leur importance. Mélange  de diverses farines, bien souvent personnalisée, ceux-ci permettent une diffusion rapide des éléments qui le compose. Une bonne amorce de base, type Sensas carpe,  à qui on peut  incorporer  de la poudre d’ail, du belachan, ou encore du l’huile de saumon. Chacun y mettra ce qu’il qualifiera de meilleur, mais je respecte quelques règles lorsque j’ajoute les différents produits. J’aime savoir que mon stick va travailler sur toute la hauteur d’eau et grâce au courant variable  toujours présent, une partie des composants olfactifs  du stick qu’ils soient liquides , solides et / ou solubles dans  l’eau, vont se disperser, et mettre les sens des carpes en éveil. Se nourrissant, en général face au courant, elle aura vite fait de capter un des messages envoyé par le stick. Une autre façon de faire (que j’affectionne) : 200gr de bouillettes enfermées dans un sac plastique avec un liquide de votre choix (huile pure / dip ou boots), secouez, jetez, l’attraction est instantanée ! 





Diffusion et attraction avec une présentation en toute discrétion
J’ai pêché durant tout l’été avec cette stratégie d’amorçage, et les résultats ont été à la hauteur des attentes avec au moins un poisson à chaque sortie (d’un moyenne de 4heures chacune), dont 2 sessions couronnées par un doublé de 14 et 12kg pour la première et de deux poissons d’une dizaine de kilos chacun pour la seconde, poissons que j’estime comme correct niveau poids compte tenue du biotope cette  rivière. Convaincu qu’il n’y a pas forcément besoin de beaucoup de kilos d’appât pour prendre du poisson, cette manière de pêcher est à l’image de la vie d’aujourd’hui. De même que certaines économies non négligeables sont réalisées en optimisant et  en sélectionnant  rigoureusement des spots susceptibles d’être producteurs de poissons tout en amorçant  avec une main précise mais légère et avec des appâts sélectifs de bonnes qualités, de par  leurs diamètres et leurs compositions.  
  

Cette belle commune de 14kg taillé en force fait partis 
des beaux poissons pris avec le micro amorçage !